Tout d'abord, il prend quelques instants pour inspecter l'écorce de l'érable et ainsi détecter tous défauts dans celle-ci. Il prend aussi soin de localiser les entailles des années antérieures encore visibles pour éviter d'entailler à nouveau près de celles-ci. En effet, les entailles des saisons précédentes formeront une petite zone de bois mort qui finira par être recouverte de bois nouveau avec le temps et selon la croissance de l'arbre, si l'on perce trop près d'une vieille entaille, un pourcentage important de la coulée sera ainsi perdu. Il est très important de surveiller la couleur des résidus de bois sur la mèche durant le perçage de l'entaille , on peut ainsi détecter si la mèche a atteint une zone de bois mort sous la surface de l'arbre car les résidus de bois normalement de couleur beige pâle deviendront bruns foncés. Il faudra alors entailler à nouveau un peu plus loin. Une fois le trou
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Chalumeau de métal |
de l'entaille percé à une profondeur de 6,5 cm, on insère le chalumeau dans l'entaille et on frappe légèrement avec un maillet de bois ou une petite hache en prenant bien soin de ne pas trop enfoncer le chalumeau. Il ne reste ensuite qu'à accrocher la chaudière au |
petit crochet situé sous le chalumeau . Si la température au moment de l'entaillage est au dessus de zéro, la coulée de la sève débutera immédiatement après le perçage de l'entaille. Pour que la récolte soit abondante, les nuits doivent êtres froides (en dessous du point de congélation) et la journée suivante doit être chaude (au-dessus du point de congélation ). Des changements de pression atmosphérique (neige ou pluie) doivent survenir régulièrement pour maintenir une bonne récolte d'eau d'érable. Le ramassage de l'eau d'érable s'effectuait autrefois manuellement. Chaque érable était visité régulièrement selon la coulée et l'on décrochait la chaudière remplie d'eau d'érable pour ensuite aller la vider dans le tonneau placé sur un traîneau et tiré par un cheval. Aujourd'hui, la récolte de l'eau se fait mécaniquement via un réseau de tuyaux en plastique reliés directement aux chalumeaux, l'acériculteur n'a donc plus à effectuer la visite quotidienne des érables pour recueillir la sève. La méthode d'entaillage est restée la même qu'au début du siècle mais ce sont les méthodes d'acheminement de l'eau d'érable de l'arbre jusqu'à la cabane à sucre qui ont grandement évolué facilitant le travail du sucrier.